Certains jours gris, comme aujourd'hui, je tente de faire découvrir ce plaisir à ma gang. Je leur offre une histoire à la bibliothèque municipale, un aventure au musée des dinosaures.
Je veux leur partager, leur offrir ce cadeau, celui d'arrêter le temps en feuilletant des pages remplies d'images, s'imaginant dans ces lieux mystiques, se déguisant en photographe derrière son objectif ou en exporateur devant. Que leur choix s'arrête sur une bédé, un roman à l'eau de rose ou la biographie de Jim Morrison, rien n'est à l'index, le jugement de maman se limite à six emprunts par carte.
Ça c'est dans ma tête, dans mon monde et sans dessus dessous à leurs yeux d'enfants gâtés, préférant regarder la pluie de par la fenêtre et apprendre à rendre Mario invicible, hyper-puissant et sauveteur prince charmant de Peach. N'ayez crainte, le temps qui s'écoule sans un signe, ils me le rappellent à chaque fois que je leur indique de fermer le tout...
Avec un naturel déconcertant, un illogisme total, un comportement absurde à la limite, je me dévoue pour eux jour après jour, beau temps mauvais temps en dedans, sans égard à leur entêtement. Ils grandissent, s'expriment et, incontournable, répondent avec méchanceté. Alors parfois maman abandonne, part seule, sans point B, sachant qu'elle reviendra au point A pour remplir leur estomacs, leur boîtes à lunch, leurs tiroirs à vêtements.










































