Il nous conduisit doucement entre le labyrinthe dessiné pas les cèdres puis vers le manège musical, celui même dont les chevaux et licornes portent toujours, gravés sur leur fesse droite, notre promesse d'amitié pour la nouvelle année, promesse d'amitié qui avec les années était devenue une affirmation d'un fantasme que nous nous fixions de réaliser. Alors depuis maintenant 15 ans, nous entaillions une nouvelle bête de son couteau suisse. Cette année, ne reste plus qu'une licorne bleutée, ma licorne, la monture de la petite fille en moi.
Je ne riais plus alors qu'il en approcha le couteau. Je lui remémorai alors le carton d'invitation. Il me décrocha un sourire en coin et se retourna vers le cheval brun chocolat, le voisin, son pur sang à lui. Il se pencha et lit: “1994 – découvrir les plaisirs de la sodomie”. Je tremblai. Quelques frissons me traversèrent les fesses, ceux là même que le plaisir procuré par sa langue caresssant ma rosette qui doucement s'était détendue pour s'ouvrir à lui.
Je m'approchai alors d'une licorne blanche à la selle rose bonbon et me pencha. Je lui fit la lecture de ma voix la plus innocente alors que je lus, d' un anglais à l'accent britannique : “ 1999 – Fuck on drugs”. Il éclata de rire, me rapellant que c'était ma suggestion mais que c'est lui qui avait dû se sacrifier pour qu'au tournant de minuit, je ne brise pas notre alliance fantasmagorique. Nous éclatâmes de rire, un rire tout aussi évocateur que ceux poussés ce soir là, dans la bibliothèque, entre les livres éparpillés. Nous y avions brisé le rythme de notre défonce par la lecture de passages pas du tout recherchés de bouquins nous blessant le dos au moment de s'envoyer un autre accroc de ce cube noir fumant.
Nous nous retrouvâmes ensuite tout deux devant le centaure, cet homme cheval, cet créature de deux mondes. Je n'osais pas me pencher, sachant qu'il s'agissait de celui de l'an denier. Il s'approcha alors de moi et fit glisser les bretelles de ma robe. Il ramassa au sol le tissu flamboyant tout en me repoussant dans les bras du cheval. Glissant ses mains sur ma hauteur, remontant mon corps contre l'homme au sabot, il noua le tissus soyeux contre le cou entouré de mes bras.

Je le suppliai que non, pas ainsi, pas sans que je puisse la choisir, sans négocier avec elle mes limites mais j'entendais déjà des talons claquer derrière et de mes yeux, vu, alors qu'à mes genoux il écarta ma cuisse pour y réchauffer le terrain, la créature. Elle était bien une femme mais..
Mais alors qu'il s'apprêtait à retirer ma culotte, elle lui ordonna de stopper son mouvement et de respirer fortement. Son haleine chaude frappait contre mon pubis. Ma toison s'étirait, en suppliait encore. Je n'osais émettre un son, encore sous le choc du film dont j'étais l'héroïne, tourné devant moi, sur moi.
Elle lui indiqua alors d'infiltrer tout doucement par le côté, se faufiler, écarter mes lèvres. Il gardait tant bien que mal ses mains contre ses cuisses. Je ne sentais que ses caresses ouvrir mes lèvres, bien lubrifier toute ma chatte miaulant silencieusement et faire courir la tension en moi. La femme, seul qualificatif que lui accordait ma logique, m'ordonna de garder les yeux ouverts mais mes tabous fermés. Alors que mon ami poursuivait l'ouverture de mon antre de son appendice buccal avec toute la force que je lui connaissais déjà nos premières escapades au jardin, elle me contourna, arracha ma culotte et ouvra mon cul à la lune de sa .. queue ?!?
Mon ami se déculotta subitement en lui ordonnant, maintenant, que je ne jouis pas ainsi, qu'il faut me défoncer. Il me releva alors la croupe pour lui offrir. Elle rinça son machin dans ma rivière, discrètement et se posa contre mon entrée arrière. Il remonta alors mes cuisses contre sa taille, obligeant ma robe de soirée à jouer la balançoire et me pénétra, m'enfonça son membre solide comme celui des chevaux nous observant. Il remua romantiquement, répandant bien sa chaleur en mon intérieur. Il s'approcha de mon visage, plongeant ses yeux noirs dans les miens, cherchant mon approbation. Je précipitai ma langue dans sa bouche. Il répondit de sa fougue, s'activant et elle enfonça son godemiché sans autre signal. Mon cri perça la nuit. Mon plaisir doublement se fit.
Entre deux spasmes, je lui lu par soubresauts l'affirmation tatouée au centaur: “Jouir des supplices d'une maîtresse”. Il se retira alors subitement, recula tout en attirant cette inconnu qui sur mes seins se réchauffa. Alors que ses mains expertes entreprirent de me malaxer l'intérieur comme l'extérieur, alors que mon premier orgasme lesbien retenti, la semence de mon ami éclaboussa mon visage. D'un clin d'oeil je sapai mes lèvres crémeuses et le remerciai de mon plus magnifique sourire. J'étais plus que satisafaite, j'étais enfin rassasiée. Mes liens ont à ce moment cédés.



4 commentaires:
Ça me redonne l'envie de reconquérir ma femme comme si j'avais gardé mes 20 ans. À 42 ans, on est plus aussi jeune et fougueux...
On peut reconquérir tous les jours sans en faire autant et que ce soit tout aussi bien apprécié.
Une licorne, un centaure.
Je vois bien où est le militaire, mais où diable est ce manège musical?
JF558 - Tu peux prendre le carosse du caroussel plutôt qu'un cheval, question de ne pas te casser le dos!
Do, si on faiait ainsi à tous les jours, on serait épuisé après qques semaines!
OPis? Dans la cour du Diable pardit! Ou dans ma tête, ce qui s'équivaut I guess..
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