
Chacun de mes matins est embaumé de son plus beau sourire. Ses pupilles éclatées contrastent au noir qui l’enveloppe. Au petit jeu du premier qui voit l’autre, elle gagne, me surprenant parfois par derrière, s’enquérant de l’heure qui vient de passer, de mon stress opposé à mon niveau de caféine, de mon estomac qui attendra mon retour du gym, de ma personne, mon humeur et mes bonheurs. Et lorsqu’à ma hauteur, alors que mes yeux sont hypnotisés par son éclat, que je n’arrive qu’à balbutier quelques mots dans chaque langue, j’envie de lui proposer.
17 heure, sans responsabilité aucune ce soir, je la surprend à la sortie du vestiaire. Elle avait troqué le noir contre des dizaines de couleurs automnales mariant sa jupe à son blouson. Laissant tomber son chien de garde, elle s’offrit de m’informer à son tour d’une anecdote sur le gars du 17ème, d’un commentaire sur la gestion, et de son plan de soirée. Cet endroit, je pouvais m’y rendre seule ou accompagner, elle y sera avec copains et copines. J’étais sans réponse, l’imaginant déjà s’approcher, venir à ma rencontre sans s’arrêter, m’accoler. Mes bras sont déjà tendus pour elle, ma bouche a d’autres secrets à lui livrer, mais comment réagira-t-elle, ses brillants qui la couvrent sont-ils mon reflet?
Je tentai donc une entrée discrète dans cet endroit noir et rouge. Elle me surprit au coin du bar. J’aurais voulu l’observer un instant mais ce fût elle qui profita d’un instant de réflexion, m’avouant avoir été charmé par mon tour de tête distant sur la foule, précisant ainsi ma recherche. Et sans plus, nos lèvres s’effleurèrent et nos mondes suivirent. Nos langues s’enjôlèrent férocement, dénonçant notre envie complice. Elle suggéra une marche à l’extérieur, question de mettre en mots tout ceci. À la hauteur de ma voiture, d’automatisme de déverrouillai les portières. Elle rit mais s’y installa, m’invitant à faire de même, sur la banquette arrière. Au déclic de la serrure, nos mains partir à l’exploration de terres inconnues, de montagnes jamais conquises, de rivières aux propriétés secrètes.
Je ne puis que lui offrir mes seins, refusant qu’elle poursuive son aventure en ma forêt. Alors que ma gorge en feu s’affirmait doucement, je glissai ma main sous sa jupe, remontant sa cuisse à la découverte de son trésor. Un cri s’échappa de la bête en elle, un cri de joie, devant une étape atteinte. Alors que nos corps balancèrent, je continuais ce mouvement si bien maîtrisé par tant de pratique dans mes moments de solitude. Alors que ma langue déroba ses hauts sommets et me mes doigts infiltrai ses profondes cavernes, elle murmura que son abandon était bien involontaire et de pardonner cet égard de conduite qu’elle puisse enfin jouir de l’interdit se déroulant sous ma main.
Mon corps en feu, mon désir avivé par ses gémissements torrides, je m’affairai à reprendre mon doigté sur mon bas ventre. Sa réaction fût démesurée, remontant ma jupe, me défilant de ma culotte, elle plongea sa langue à ma source chaude et juteuse et me saisissant de son index sur ma rosette, empêchant mes hanches de se dérober. Un, deux, trois temps passèrent, secondes ou minutes, années ou millénaires, qu’importe. Mon corps se détendit pendant que ma vulve s’engourdie et lorsque mon point maGique si gonflé fût démasqué, j’éclatai en elle, contre ses lèvres. Elle n’eu qu’une réaction, me remercier de l’avoir ainsi gâté, de par le jus de mon plaisir, de par la découverte de nos rivières encore vierges de conquérantes.
Prétextant devoir rassurer ses copains, elle se ressaisi. Avant de s’évanouir dans la brume, elle s’enquérra de mon copain de travail qui m’accompagnait partout, si lui aussi avait conquis, si lui aussi partageait mes envies, envie de sexe féminin, envie de nos sexes féminins, envie de devenir copain.
Faudrait bien que je lui glisse discrètement un billet demain matin…



11 commentaires:
hé ?
oui?
Voici cocottes! 8h25am. Je semble avoir eu un problème de système au moment de mettre sous presse cette nuit. L'attente en valait-il le coût?
je suis surprise de voir à chaque fois à quel point tu écris bien: u as un tempo J-Ju ! Malgré le fait que les écrits sexués ne soient pas ma tasse de thé, j'arrive à y lire des textes travaillés, bien fignolés et surtout grammaticallement parfait... bref, t'es hot !
Ah ben voilà qui réveille le fonctionnaire.
Je ne sais si c'est vécu, mais c'est fichtrement bien écrit.
J'adore le style, tu nous tiens en haleine, on sens soit le désir profond , soit le souvenir bonbon:) Bravo Julie.
Maintenant tu peux.
entrer.
welcome.
et merci pour le désir...
de lire.
encore.
Moi.
Moments vécus ou moments imaginaires ? Peu m'importe puisque ces moments de lecture m'ont transportés jusque dans cette voiture sortant du réel.
Je m'y serais vraiment cru, si si!
Beau texte ma chère J-Julie :-)
Je ne savais pas cela Béru! Merci alors, encore plus fort!
Ouais pis? Ça puis une urgence du bureau du sous-ministre, ça réveille aussi!
Do, toi aussi tu es ambigu sur la ligne entre ma réalité et mon fantasme.. hum, mission accomplie!
Pépin ma bulle, et bien, lisons nous ma chère, gouttons nos âmes.
558, Lève les yeux, regarde dans ton rétroviseur, peut-être y seras-tu un de ces soirs.. Merci!
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Échoué par hasard sur les rivages de ta prose, je ne regrette pas le naufrage.
Je t'en veux, un tout petit peu, cependant. Ce récit si bien dit m'a transporté dans ton univers l'espace d'un instant pour me laisser retomber dans la morne réalité du quotidien professionnel, et tout ce qu'il me reste c'est cette chaleur intense, juste là, sous le plexus.
Je reviendrai.
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