Dans mon plus profond, je suis une solitaire. J'aime déambuler seule, le jour comme le soir, sur la rue ou dans un lieu fermé, au centre d'achat ou au musée. J'observe la beauté des choses, je les psychanalyse, les mets en scène à mon regard s'y arrêtant. Seule, dans me bulle, je respire le temps qui s'offre, parfois muet, souvent gris.
Certains jours gris, comme aujourd'hui, je tente de faire découvrir ce plaisir à ma gang. Je leur offre une histoire à la bibliothèque municipale, un aventure au musée des dinosaures.
Je veux leur partager, leur offrir ce cadeau, celui d'arrêter le temps en feuilletant des pages remplies d'images, s'imaginant dans ces lieux mystiques, se déguisant en photographe derrière son objectif ou en exporateur devant. Que leur choix s'arrête sur une bédé, un roman à l'eau de rose ou la biographie de Jim Morrison, rien n'est à l'index, le jugement de maman se limite à six emprunts par carte.
Grâce à notre richesse muséale, je veux leur apprendre le passé, la façon dont celui-ci conçoit l'avenir, comment et pourquoi ils y tiennet ce rôle principal. Le musée est rempli de connaissance scientifique, de culture humaine, de réponse à presque chaque questionnement. Il y a aussi les odeurs du passage du temps, les détails architecturaux fier représentant de notre passé, l'accueil souriant des gens qui s'y dévouent devant et derrière le rideau.
Ça c'est dans ma tête, dans mon monde et sans dessus dessous à leurs yeux d'enfants gâtés, préférant regarder la pluie de par la fenêtre et apprendre à rendre Mario invicible, hyper-puissant et sauveteur prince charmant de Peach. N'ayez crainte, le temps qui s'écoule sans un signe, ils me le rappellent à chaque fois que je leur indique de fermer le tout...
Avec un naturel déconcertant, un illogisme total, un comportement absurde à la limite, je me dévoue pour eux jour après jour, beau temps mauvais temps en dedans, sans égard à leur entêtement. Ils grandissent, s'expriment et, incontournable, répondent avec méchanceté. Alors parfois maman abandonne, part seule, sans point B, sachant qu'elle reviendra au point A pour remplir leur estomacs, leur boîtes à lunch, leurs tiroirs à vêtements.
Kids rule, ruled. Maman ferme, a fermé les yeux aujourd'hui, espérant, promettant que demain sera un jour plus ensoleillé. Sinon, on imposera un changement de dictature!




4 commentaires:
Bravo pour tes prouesses Qbertiennes!!! Moi, j'étais le "master" à Rygar, Kidniki et Excite bike!!! À quand un tournoi de jeux vidéos entre blogueurs? l'idée est lancée!!
Ah... l'amour inconditionnel des parents...
...et l'absorption immédiate, totale et le plus souvent inaperçue par les rejetons de cet amour...
Combien de choses jaurais voulu leur montrer, et combien de fois ai-je abandonné?
J'essai maintenant d'y aller par capsules, au hasard des conversations: 'savais-tu que [insérer capsule]??' Et parfois, ça marche. On me pose une question ou deux.. et j'ai transmis un petit quelque chose qui ne sera peut-être pas oublié immédiatement.
Ça sonne négatif, mais ce ne l'est pas... Ce genre de moment est toujours un bon moment, pas une corvée pour le parent ou l'enfant.
"Dans mon plus profond, je suis une solitaire. J'aime déambuler seule, le jour comme le soir, sur la rue ou dans un lieu fermé, au centre d'achat ou au musée"
That's me!
Dub, Si tu nous déterres un Coleco d'un site archéologique (essai l'ancienne carrièreMiron, sous la poussières des cheminées), j'organise!
P'koi M? Capsule.. Ritalin? T'inquiète, j'y insère que l'humour pcq ton conseil est très sage, me rend sérieuse à la lecture alors, dans monde,l'humour (noir, subtil ou facile) a liberté d'expression! Bienvenue!
Lp, Ah ouain!?! Ben, la prochaine fois, on risque, au milieu de notre promenade, de se rappeler de ceci, sourire, et sentir une petite chaleur humaine.
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