La pluie a débuté doucement. Tu m’attendais tout près du stationnement. Nous décidiâmes de faire un stop par ce petit bistrot où la pizza au four à bois est simplement magique.
À la sortie, je t'offre une petit marche, question de respirer l’air gorgé d’humidité qu’on apprécie tant, bras dessus bras dessous. Au tournant, la fine pluie devient orage, la jolie rigole devient torrent, notre sourire devient fou rire. Nous nous précipitons, par réflexe, sous le premier abri, dans la petite ruelle assombrie par la nuit. Malheur, puisque je l'attire, notre abri cède sous la pression répétitive des gouttes d’eau, laissant nos corps détrempés.
Prise dans le tourbillon de nos rires, je ne peux retenir mes envies plus longtemps. Je m'élance entre tes bras, me laisse balancer contre ton corps, me protège contre toi. Ton rire reprend du sérieux doucement, dans l’anticipation du rapprochement. Je fixe ton regard et mon battement cardiaque accélère dans l’attente interminable d’un mouvement de ta tête. Ravie, je m'incline, t'offrant mon désir, mon front, mon nez, mes lèvres, mon cou, mon décolleté. Mon sein se découvre, une légère cascade d'eau s’y défile.
Tes lèvres effleurent ma joue. Ta main droite glisse sous ma blouse maintenant translucide laisse tes yeux savourés mon corsage si délicat. Tes doigts sont guidés par ce chemin dentelé jusqu'au sommet de mon mamelon durcit par le froid, par mon désir, par ta fougue. Je tremble sous ton mouvement, envahie par une douce chaleur.
Une main violente agrippe tes fesses, appuyant ton corps fortement contre le mien. Je ne cesse de m'accrocher de mon autre bras à ton cou, te croche pour nous faire courber. Je veux sentir ton érection contre mes hanches qui dansent au rythme de ta langue.
Tu me retournes subitement contre ce mur de vieille brique froide. Les boutons ne résistent pas à la force que ton ta passion déploie. Ta langue me sèche, lentement dans mon cou. Tu t’offres à boire dans mon décolleté. J’anticipe tes lèvres sur mes seins. Tu te fais languissant, tu me surprends en enfoutrant ta langue entre mes lèvres. Avec vigueur tu m'embrasses délicatement, sensuellement, puis passionnément et redescends. Ta bouche me dévore, affamée de ma chair. Je ne peux empêcher mes lèvres de laisser souffler un murmure de plaisir.
Les yeux rabattus par la pluie, je m’abandonne à mes autres sens, me laissant imaginer la direction de tes mouvements. Tu t'agenouille soudainement, requérant en parole mon regard, recherchant mon approbation. J'accepte ta soumission, d’une main caressante dans tes cheveux en bataille. De ton agilité légendaire, tu fais céder ma ceinture et ouvre le rideau sur mon slip blanc crème maintenant luisant par l'eau. De par le coté ta langue s’insère timidement, souhaitant découvrir rapidement mon clitoris durci par ton empressement sur mon corps. Ta langue se fait plus habile. Ta bouche me vide de ma rivière et d’un mouvement précis tu y insère deux doigts. D’une aisance déconcertante, tu me pénètre. Soigneusement tu me découvres, entreprends de me faire perdre pied coûte que coûte. Tu m'obliges à te regarder, à accepter que je jouisse là, sous la pluie, pour ton plaisir.
De ta langue tu insistes de nouveau, quelques tours encore, quelques confiantes caresses puis tu ralentis le rythme. Tu me questionnes avec tes mots cochons, ton regard pervers me transperçant. Tu veux que je t'avoue que ça me plait. Tu veux m'entendre te supplier de reprendre le rythme. Moi, la salope, tente de te résister. Je me refuse à me soumettre à ton fantasme alors d'un troisième doigt tu me menaces, délicatement autour de mon anus. Tu me tortures immoralement en le pénétrant.
Je ne peux résister.. s'il te plaît.. donne moi.. comble moi..
Avec force et dextérité, en quelques mouvements circulaires, tu me fais exploser, éjaculer, là,
dans cette ruelle sombre, sous cette pluie qui lave toute trace de ton travail acharné.
Tu me tends tes bras, me rattrape au vol et me serre très fort contre toi. Tu me promets de recommencer une fois chez toi, à condition que je sois très sage dans la voiture et que je sorte les ordures à notre arrivée.
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9 commentaires:
Délicieux.. Exquis.. Ça a réveillé mes sens !!!
:0) (que dire de plus !)
Bibi, les hommes dans la trentainne vous aiment aussi beaucoup vous, les femmes dans la trentaine !! Pas juste les jeunes !! :0P
mon dieu on croirait lire sam
BRAVO!
Rien à ajouter, sinon que je veux en lire d'autres.
On se fera de petits échanges de textes un de ces y mais... je suis déjà hors course, t,es trop bonne.
Bibi, Est-ce que j'ai encore réussi à te faire étouffer avec ton café ou si sa chaleur a donné une autre dimension au texte:-p
Rhéa, de l'écrire aussi réveille des sens parfois trop enfoui. Merci de tes compliments.
Jef, tu peux ajouter: j'en veux, j'en veux! ou Encore encore! non?
Pierre pouliot? Dois-je lire entres les lignes? Est-ce une revenge ou une demande de rançon? En fait, être associer à kkun d'aussi intelligent que Sam qui réussit à animer son lectorat comme il le fait, ça a un côté flatteur.
Do, mes textes sont peut- être plus salés que les tiens mais ta plume vaut beaucoup plus que la mienne ses jours-ci. Bravo pour ton blog et tes textes fluides et divertissants.
Jue, je ne voulais pas parraître gourmand !! mais bon, puisque tu offres ! :0P
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