samedi, mars 03, 2007

De quelle sexualité êtes-vous?

Il y a quelques billets, j'ai annoncé mes couleurs face à Robbie Williams. J'ai réalisé en l'écrivant encore plus fortement un mouvement de société sur lequel j'ai commencé à philosopher depuis quelques mois. Je tente ici d'expliquer mon sentiment,je ne fais pas une affirmation. Je côtoies beaucoup d'adultes mi-trentaine à mon travail ou dans des activités. Beaucoup sont en mode de vie garde partagée donc pouvant jouir d'une liberté plus variée que ceux en couple fermé. Cette semaine sans enfant devient aussi une occasion d'expérimenter de ce dont plusieurs ont été privé par leur ancien conjoint: le sexe sous toutes ses formes!

Bref, on tente une aventure à trois, une baise extrême à six ou sept, ou simplement mais tout aussi important, le mode “player”, un consommez jetez. C'est ce qui vient ensuite qui me surprend. Quand on en parle, on devient un peu étiqueté comme bisexuel, libertin, infidèle. Puis, si ce mode de sexualité marginale perdure, les rencontres à but de projet de vie commun sont plus sensibles. C'est-à-dire que, par exemple, si une femme qui aime bien les aventures à trois expose cela lors d'une première rencontre, le nouveau prospect en question pourrait bien être biaisé, espérant devenir le baiser par deux femmes. Vous me suivez?


Alors dans ce même sens, puisque ce mouvement sexuel est très répandu au travers de murmure, de bouche à bouche, j'observe que l'on hésite moins à s'identifier comme étant une personne aventureuse, une bisexuelle, ou même, une personne multisexuelle. Et bizarrement, cette identification prend de son importance dans nos rencontres, plus que notre signe astrologique!

Puis quand la semaine se termine, que les enfants reviennent à la maison, on leur explique quoi? Ce que la religion enseigne, soit de se reproduire pour la survie de l'Homme? Que nos libertés individuelles sont le secret du bonheur? Que chacun a droit à ses choix de vie, qu'il y a plusieurs options et que parfois, elles peuvent même cohabiter ses options?


Parlant d'enfants, vous savez qu'Elvis Gratton est la coqueluche des conversations dans les cours d'école. Il semble qu'il soit “sexuel” cet Elvis, selon les mots de mon grand de 7 ans.. 7 ans cliss!!! Ils sont prêt à tout ces enfants de la liberté partagée, arriveront mieux que leurs parents à jongler avec cette nouvelle définition de la sexualité, de la liberté, de l'individualité dans une société.

Ma crise de ma trentaine comprend aussi ce questionnement. Mon étiquette, celui que je souhaite porter fièrement...mais lequel est-ce? Si maintenant j'ai envie de m'afficher multisexuelle, comment vais-je pourvoir faire ensuite la transition à autre chose? Parce que il y aura autre chose dans trente ans, quand la ménopause tuera cette libido énorme qui nous anime ou quand les hommes de notre génération refuseront de se nourrir de pilule bleue pour nous satisfaire. Et alors, au coucher du soleil, il restera quoi comme moment de petit bonheur? Une partie de Scrabble en ligne avec des inconnus des quatre coins du globe, traduction simultanée? C'est pourtant tellement plus agréable à deux avec une coupe de vin et un feu de foyer...

13 commentaires:

Anonyme a dit...

Je ne suis pas tout à fait d'accord que les jeunes d'aujourd'hui vont mieux jongler avec les nouvelles réalités de la sexualité. Peut-être seront-ils plus ouverts et moins bourrés de préjugés que nous mais trop chargés d'infos aussi... ça peut être lourd à porter ou être difficile de faire des choix (tsé, une garde-robe pleine, parfois, t'es devant et tu ne sais crissement plus quoi te mettre sur le dos).

Anonyme a dit...

Intéressant ce billet… C’est vrai que d’oser en parler peut facilement être perçu comme une façon “d’annoncer nos couleurs” et procurer une étiquette qui va durer longtemps. Je crois que ton questionnement devrait plus être à savoir si tu veux afficher tes couleurs que quelles couleurs veux-tu afficher… Parce que si tu décides d’afficher des couleurs, c’est certain qu’elles sont plus ou moins marginales, sinon il n’y a rien à afficher, tu n’es qu’une fille parmi les autres… Alors tant qu’à afficher, pourquoi biaiser?
Si je comprends bien aussi tu te questionnes à savoir si tu préfères, à ce stade de ta vie, privilégier la recherche du partenaire unique et à long terme ou bien écouter ta libido et ne te dicter aucune règle pré-établie. Et si tu te demandais plutôt combien de temps pourrais-tu privilégier l’un sans nuire aux cheminement qui te mènera vers l’autre?

Elvis Gratton , sexuel? Wouach !!

Medic a dit...

je n'ai jamais eu honte de mes opinions mais c'est vrai que les gens catologue vite, et encore plus vite dans certaine partie de la province que d'autres .... je pense pas au bonheur que j'aurai à 50 ou 60 ans pour la seule raison que je ne connais par encore mon vécu que j'aurai à ce moment et c'est ça je pense qui sera la clé du bonheur du moment ........ pour le reste je vis aujourd'hui

Doparano a dit...

Je pense que tout est une question de choix, mais y'a rien comme le bonheur à deux, le vrai celui qui ne nous donne pas envie de tout essayer.

Anonyme a dit...

Il y a faire l'amour... et jouer aux fesses. L'un est intime, l'autre physique.

Célibataire, jouer aux fesses ne cause pas de problème... en autant que le ou les partenaires en sont au même point. Le danger, c'est que l'un des partenaire passe de jouer aux fesses à faire l'amour. C'est le risque...

En couple, avoir une activité disons multisexuelle est plus à risque. Les repaires sont mis à rude épreuve. Est-ce que l'un accorde plus ou moins d'importance à l'autre ? Est-ce jouer aux fesses prend le pas sur faire l'amour ? Le doute finit par installé et c'est mortel pour un couple...

Autre risque, et je crois que c'est l'une des grandes question de ton texte, en pratiquant la multisexualité ou autre en célibataire, est-ce qu'une fois en couple, que l'on soit en manque ou qu'il y ait un manque dans la sexualité du couple ?
On risque sans doute d'avoir de gros attente vis-à-vis l'autre... pour compenser j'imagine. L'effet de dépendance, et c'est propre d'une personne à l'autre.

C'est comme jouer avec des allumettes, certains s'y brûlent, d'autres pas! Sauf que lorsqu'on joue avec des allumettes, on ne brûle pas l'autre! (À moins de mettre le feu à la maison!!!)

Pour les enfants, l'accès à l'informationest plus facile aujourd'hui. Mais les enfants restant des enfants, ils en reste tout même avec un regard enfantin de la secualité. Ils en parlent sans trop savoir de quoi ils parlent... et cela les fait plutôt rire! Il ne faut pas s'imaginer qu'un enfant qui parle de sexe a perdu son innocence...

Finalement, l'important, c'est d'être honnête avec l'autre. Mais même là, ce n'est pas toujours évident. L'on peut avoir une perception d'une relation avec l'autre s'entendre là-dessus. Sauf que la relation évolue dans le temps... et pas au même rythme pour l'un comme pour l'autre. Déjà que nos perceptions sont si ambivalentes pour nous-même!

Pour ce qui est du jugement, seul dans une bonne relation d'amitié l'on peut se permettre de porter des jugements...

Anonyme a dit...

T'en as de ces questions toi. Je dois être de la veille école. Moi, les trips à plus que deux, à plus qu'un gars une fille, je veux dire, la merde que ça doit faire, une fois consommé, le questionnement dans l'auto sur le retour.

Pis ? T'as aimé ?
Euh. Noui, Onon, agezizz !

Parce qu'après le film de cul, la vie continue, enfin pour moi, qui suis de ceux qui ont de la misère à dissocier le cul de l'amour.

Anonyme a dit...

Le sujet du billet me vient d'une observation sociale que j'ai fait en visitant quelques sites de rencontre endroit ou couple cherche femme semble aussi naturel que femme cherche amour.

Sara, cette lourdeur, je la sens déjà pour moi qui m'y suit à peine trempé la grosse orteil so.. oui, je pense que l'eau est trop froide à mon goût, ou si ce n'est juste pas bonne étendue d'eau.

Bugs, c'est là le centre du problème, dois-je écouter ma libido? Elle semble être tellement la clé magique certains jours.. (pfff quelle image que j'ai pour la forme de cette clé, loll!).

Hak, Est-ce que je suis dans la bonne ville ou dans la mauvaise coté catalogage? Mais je crois que je ne peux éviter de penser à demain, à cause des enfants.

Do, J'ai le bonheur en famille... quoi de mieux qu'un sourira auquel il manque un dent? Comme celui-qui me regarde, le soleil dans les yeux en ce moment :)

Benton, oui pour le paragraphe 1, oui pour le paragraphe 2, oui pour le paragraphe 3, oui pour le paragraphe 4. Et puis à la fin de celui-ci, la dépendance.. pcq c'est ça mon questionnement face à l'avenir. Je lis des blogs, des expériences sur les couple ouvert, les polyamours mais jamais on n'y parle de ce mauvais côté.
Côté jugement, on dirait c'est comme le divorce, c'est maintenant 50-50 so s'afficher autrement c'est pas un crime. Mais comme n'importe quelle sortie du placard, faut s'attendre au négatif qui accompagne le positif.

Martin, la question est: vais-je le regretter pendant des années si je n'essaie pas? Faut que j'arrête de regarder ce qui se passe dans la voie d'à côté, c'est toute ma crise existentielle du moment.
Le cul puis l'amour.. Comment on fait pour dissocier l'amour pour l'acte de l'amour pour la personne? Mon coeur n'a plus de larmes depuis. depuis.. depuis l'affaire là, alors des questions sur l'amour j'en ai plein la tête. Si jamais tu as un vide un soir, je t'en partage une ou deux.

Je pourrai poursuivre longtemps sur ce billet, sauf que ma réflexion est ailleurs depuis quelques jours mais je voulais sentir votre pouls et vos exclamations sont maintenant dans ma tête, pour quand l'occasion , quand j'aurais à choisir d'essayer ou de passer à côté, se représentera devant moi. Merci.

Anonyme a dit...

oufffffffffffff...bon je sais pas si je vais arriver à m'exprimer correctement ici mais tu sais ou me trouver si jamais...Tu connais assez bien ma position la dessus pas besoin de détail...Je pense que dans n'importe quoi on sera juger par un ou par l'autre, qu'on aura toujours à se justifier...Moi je suis passé à autre chose, ceux qui veule me juger n'on qu'a aller se faire voir ailleur. J'ai fais une rencontre y'a pas longtemps qui m'a fait réaliser que plus jamais je ne laisserai ma libido seulement elle me guider dans mes ébats sexuels. ouffffffff que de gros mots de ma part, je sais, mais une très belle prise de conscience pour moi. Notre petit bonheur c'est nous qui le fesons, qui décidons de sa définition. Pour ma part, je pense que c'était comme une phase, une époque, une recherche de mon identité qui maintenant retrouver se défini tout autrement. Oui pour une belle soirée à deux, coupe de vin, complicité, et longue vie à l'amour le vrai.
à suivre face à face
Michou xoxo

Anonyme a dit...

"On ne peut pas juger quelqu'un à ses fréquentations; ne perdons pas de vue que Judas avait des amis irréprochables."
- Paul Bernard dit Tristan

Anonyme a dit...

Michou, garde ça pour un café la semaine prochaine. La, je suis en relâche, whatever ce que ça signifie pour la maman. Pis surveille mon bureau, des fois que.. Ah oui, ma plante devrait toffer la semaine.

Benton, oh, là, c'est trop fort pour moi!

Unknown a dit...

Un petit mot en passant j-julie pour te remercier d'être la seule qui référence encore mon effort d'écriture, les Échos du Néant, dans ton blogroll. Je trouve ça chouette de recevoir encore du traffic qui vient de chez toi.

Et voilà que je tombe sur ce billet sur la polygamie multilatérale des plus intéressants parce qu'il soulève à la fois des questions personnelles (que va-t-il m'arriver si, sinon) et morales (vers où s'en va cette société aux moeurs qui s'égrainent).

Sur le plan personnel, il est évident que de s'afficher ouvertement aura des conséquences. J'ai perdu quelques amis le jour où je me suis allumé pour la première fois un joint devant ma gang de chums. J'ai mis beaucoup de temps à réfléchir au geste, à peser le pour et le contre de sortir de ce placard particulier. Lorsque je me suis décidé, certains on ri en secouant la tête, d'autres on tiré dessus avec moi en disant que j'étais cool, d'autres ont ouvert une paire d'yeux scandalisés et je ne les ai jamais revus. Qu'on le veuille ou non, l'étiquette colle et il faut apprendre à vivre avec.

J-Julie a dit...

Salut LeBurt. Bah, ça me fait plaisir. J'adore ce que tu écris et j'espère que d'autres aussi le découvre au travers ce lien. Je partage!

Merci pour ton commentaires, il m'a rejoint aussi, tout comme le billet pour toi. Le pot c'est aussi un questionnement que j'ai pcq j'en ai fumé beaucoup à une certaine époque puis parfois, comme après mon examen ce soir, je me tirerais un joint pis baiserais comme une bête, comme il y a 15 ans. Mais bref, j'ai l'impression que mes ami(e)s en n'ont plus envie so j'ai aussi peur de cette étiquette. J'espère que toute cette recherche plaisirs de la chair n'est que temporaire pcq ça me ruine le quotidien en ce moment.

Anonyme a dit...

Me belle Julie, loin de moi de vouloir faire la morale mais j'aimerais partager ma philosophie avec toi si tu me le permet. Tu en fais ce que tu veux mais le petit commentaire que tu as fais est venu me chercher "pcq ça me ruine le quotidien en ce moment." hmmmmmmmmm...Faudrait que tu reprenne le control ma belle et je sais que c'est plus facile à dire qu'a faire mais te connaissant je sais que tu peux y arriver. Ne laisse rien te ruiner le quotidien parce que le moment présent une fois passé ne reviendra pas et garde toujours en tête que ton quotidien c'est toi qui le controle comme ta vie d'ailleur...ahhhhhhhhhhhhhh...je ne suis pas une bonne philosophe et je ne m'exprime pas bien mais bon...on en reparlera la semaine prochaine devant un café peut-être que ça sera plus clair...
Bonne semaine de relâche :P