mardi, janvier 16, 2007

Arrêt 15 minutes seulement




Je n'avais que quinze minutes devant moi, entre deux obligations. J'avais tout de même quinze minutes et j'étais dans ton quartier. Bien que nos vies ne se rejoignaient plus depuis presqu'un an, bien que nos conversations irrégulières nous distançaient, j'étais aimanté par toi, inlassablement.


Alors que j'allais sonner, tu me surpris, courrier en main, le regard nonchalant. Tu m'invitas à me mettre à mon aise mais sans plus, Installé à côté de moi, je jaugeais ta respiration, tentant de percer ta nervosité. Au fond de moi, je voulais sentir ta nervosité, je voulais te savoir tremblant comme moi.


  • Je n'ai que quinze minutes. Pas vraiment le temps de refaire le monde, n'est-ce pas?

  • Non.

Silence, je questionne ta passivitié. J'en perd toute confiance en mes charmes. Est-ce possible qu'après...

  • Je peux abuser de ton corps?

Mmm.. mais qu'est-ce qui vient de sortir de ma bouche?!? Mmm.. mais il vient de déboucler sa ceinture?!? Mmm..mais qu'est-ce que je fais à califourchon sur lui?!?


Alors que ma langue envahissait sa bouche, mes doigts firent voler sa chemise. Alors que ma bouche saisissait encore pour la première fois sa sensibilité, son pantalon tirailla ma blouse. Alors que le gong retentissait dans nos poitrines, le moment sonnait douze minutes pour un orgasme commun.


Il me repoussa à genou, m'obligeant à ne plus résister à son canon en guerre, à abdiquer devant la menace, à le sucer en guise de drapeau blanc. C'est alors qu'en vainqueur il se redressa et je lui rendis hommage. Alors qu'en vainqueur il saisi ma croupe, il s'assura que l'excitation serait à son paroxysme en me forçant au divan tel un animal sur sa femelle en chaleur. Et tel un mâle dominant, il ne lui fallut que quelques bons coups pour que nous jaillissions au moment ou sonnait six minutes.


J'ai remonté mon pantalon encore accroché à ma cheville, renfilé ma blouse, lui ai plaqué un dernier baiser sur la bouche. L'intonation des remerciements accompagnée par mon sourire épanouï étalait ma satisfaction à son égo mâle. Je cherchais à voir sa satisfaction dans ses yeux. Il souriait, encore sous le choc du viol désiré. Mon coeur de fille requérait plus que ses yeux d'enfants mais la femme s'en foutais, me restais un bon quatre minutes pour traverser l'intersection et retrouver mon prochain client.

11 commentaires:

Lyne-la-lune a dit...

Colorée... Sauvage juste à point. Ça donne envie (et pas de pisser)...
:-P

la p'tite frisée a dit...

très bien écrit, explicite mais de bon goût.

ça réveille!

tu as du talent pour les textes coquins!

SP4M a dit...

J'ai ben plus que 15 minutes de libre moi!

... juste de même... :P

Lobsterman a dit...

C'est tu de la fiction ça, je commence à être mêlé... :-O

Medic a dit...

j'aime toujours les texte avec un punch final qui fesse

Anonyme a dit...

.......

L'ombre du Célibataire a dit...

Miam! Intéressant! Une p'tite vite pour le pur plaisir conjoint. Ça c'est du sport d'hiver qui réchauffe pour la journée ;)

J-Julie a dit...

Avant tout, je dois préciser que j'ai censuré un paragraphe de mon billet parce que sans profondeur, simplement cru et que j'ai remplacé dans le texte par:" Et tel un mâle dominant il ne lui fallut que quelques bons coups pour que nous jaillissions au moment ou sonnait six minutes."

- Est-ce que tu sais ce que je vais te faire ma belle?

- Tu vas me baisé comme si c'était ta dernière érection..

Et j'ai laissé échapper un cri perçant. Une douleur venait confirmer son envie de sodomie.

- Elle est ou ma queue là? Allez, dis moi ma belle salope.

- Tu me fais mal! Soit gentil!

Il plaqua ma tête encore plus creux au divan, utilisant la doudoune blanche de sa femme y trainant pour enfouir mes gémissants qui, rapidement ce sont fait rythmé. Nos respirations maintenant chancelantes créèrent un grondement animal alors que les derniers grands coups sonnèrent le last call, le dernier cinq minutes de ce contact animal.


Et puis... on aime ça hard aussi parfois ;)

Lyne, sauvage, 14+ censuré, 18+ censuré, lol!

La p'tite frisée, Je sais pas pourquoi mais malgré la crudité des mots, dès qu'on y sent un plaisir partagé, le bon goût est acquis, tu crois pas?

sp4m La tête affirme cela mais l'pénis est-il à la hauteur de l'affirmation? loll.. (ouff, La tête à Julie: du calme. Le bas-ventre à Julie: hého en haut, think big! Encore dans son peak le sp4m, 25 ans!)

Nick, j'ai déjà répondu à ton questionnement.. ;)

Kiltman, héhé, parfois elles le font pour le plaisir aussi ces professionnelles!

Sara, Mon humour est de retour, la preuve! Maudite montagnes russes!

Frank, Justement, il aut oser pcq je crois sincèrement que la majorité des femmes refoulent de telles fantasmes (elles ne sont probablement pas de mes plus ferventes lectrices celle-là, loll!)

SP4M a dit...

Ouais, le fameux peak sexuelle de la mi-vingtaine!

Faut en profiter le temps que ça dure :P

Doparano a dit...

T'as suprimé mon commentaire?

Il était pourtant...bien ordinaire.

Anonyme a dit...

Non Do, le commentaire supprimé était du spam, de la publicité. Je n'ai jamais vu apparaître de deommentaire de toi sur ce billet :(