dimanche, novembre 26, 2006

Et le tango se fit, se vit, se jouit.

Il m'arrêta dans la mire de la salle et se détacha. Dans son observation, il invitait d'abord le regard des autres gentlemen présents et attendait que ma timidité se replie pour faire place à la maîtresse. Il revint vers moi, attendant mon premier acte.

J'allongeai ma jambe sur sa cuisse, permettant à l'ouverture de ma robe de tenir son rôle d'allumeuse. Sa main glissant maintenant sans retenu sur le repli de mon bas, caressant mon genou, rendant jaloux les trois cents paires d'yeux invités à assister au spectacle dont il est le maître de cérémonie maintenant. Je me retournai dos contre, l'aimantai à mes fesses de ma jambe pendant que sa main contournait mes hanche vers mon centre, mon triangle, à la vue de tous, avec mon consentement. Et nous repartîmes au temps quatrième du second mouvement. Un deux trois et quatre, cinq six sept et huit. Il me guida à cent milles à l'heure, de ses hanches, de ses mains, de son regard sombre. J'en frissonne encore et toujours.


Je m'arrêtai sur la fin du cercle tracé d'une jambe lancée au septième temps, le regardant en poussant ma respiration sur sa ceinture pour le huitième et remontait langoureusement contre son corps pour le mouvement suivant. Au passage, mes seins se durcirent au frottement de son érection, mon bas ventre ne devint qu'un avec le sien et mon balancement vers l'arrière était en fait moi offerte à lui pour l'éternité.

Nous repartîmes en vitesse, couvrant le plancher de nos enjambées, flottant au dessus de celui-ci, au dessus de la réalité nous entourant de chuchotements de grébiches et de clins d'oeil vicieux. Combat de jambes, salut et nos corps qui se reserrent de nouveau, prêt pour un autre tour de piste. Il se fit plus langoureux, sans précipitation, la tension ayant fait place à la passion. Je remontai ma jambe sous son épaule, redescendi en deux temps contre son corps solide, en chevauchée sur sa cuisse et j'attendis. J'attendis le baiser, celui précédent le dernier mouvement, le sprint vers la sortie. Sa main glissa sur ma nuque qu'il empoigna avec vigueur, offrant mes yeux brillants aux observateurs hypnotisés pas notre manque de pudeur, ou serait-ce notre envie d'exhibition? Il déposa sa langue dans l'enclave de mon décolleté, glissa sur mon cou, chatouillant ma machoire ouverte dans l'anticipation et enfourra sa langue vigoureusement autour de la mienne. Les applaudissements se firent discrets mais d'une éternité à mes sens en perdition. Comme toujours, il me vola aux autres invités pour nous perdre dans la cour de ce manoir sous le seul jugement de cette pleine lune de septembre.

Cette fois, choisira-t-il la roseraie? Le tremplin de la piscine, avec mon reflet, le sien en second plan dans l'eau tranquille au reflet de l'astre avait été d'un moment inoubliable. Un indice, ce soir, c'est sa langue qui s'occupera de mon plaisir, tel que mon carton d'invitation le précisait, à chacune de mes lectures, depuis plus d'un mois. Il y a aussi le vignoble sur le flanc sud, ou les raisins rougissent, en attente de la vendange annuelle. Plaisirs charnels et plaisirs gustatifs ne feront qu'un cette nuit...

12 commentaires:

Ouais Pis? a dit...

Un autre beau texte qui fait se demander ce qu'on fait à l'ouvrage.

Danse lascive.
J'aurai dû, ben dû, dont dû apprendre à danser.
Je m'inscris sur le champ à l'école du "Match des étoiles".

Doparano a dit...

Faut que le père noël m'offre ce livre aussi.

J-Julie a dit...

OPis? Merci.. Au travail, on prend vacances des enfants, lol! Tests ce matin mais ça ne connecte pas :(

Do, Je veux bien t'envoyer mes fichers words pour noël! Il est sorti direct de ma tête, combiné à quelques souvenirs, celui-là! S'il venait de mon livre de chevet, je l'aurais mentionné.

Anonyme a dit...

Superbe texte! Bravo...

L'Obsessif a dit...

Corps glissants l'un sur l'autre...baignés de musique lancinante...de désirs exacerbés...le bandonéon qui habille l'envie...les talons qui montent le long du corps masculin...au même rythme que le désir...le tango est la plus sensuelle des danse...il illustre l'envie comme rien d'autre...je danserais bien...à la brunante...dans un verger en fleur...accompagné d'une belle en jupe fendue..bas résilles...cheveux d'ébène...corps chaud...

J-Julie a dit...

Merci Celib! xx

ABlues, je suis sans mot, ce qui m'arrive rarement, lol! Verger, brunante,corps chaud.. le 26 mai prochain? Ça me donne le temps de me dérouiller :)

Doparano a dit...

Attention ou vous mettrez les pieds, un verger c'est pas comme un plancher de danse, vous risquez de vous peter la yeule.

J-Julie a dit...

...et de se ramasser dans les pommes!

Doparano a dit...

Et ultimement.... le coeur en compote.

J-Julie a dit...

Ah! Ça c'est très bien dit Do!

L'Obsessif a dit...

oups...le 26 mai?
Pourquoi donc le 26 mai?
Pourquoi donc te dérouiller?
J'suis intrigué là.....

J-Julie a dit...

26 mai,
pcqu'il y a les odeurs du printemps mélangées aux chaleurs de l'été,
pcqu'il y a les pétales des fleurs qui s'étirent et les boutons qui se découvrent,
pcque l'hiver endort la nature, le printemps la "dérouille".

Intrigué? La mission est accomplie, le jeu de la séduction réussi! Sérieusement, j'ai juste choisi une date qui permettait la symbiose de tous les éléments énumérés