vendredi, novembre 17, 2006

Des yeux qui disent tout.

NDLR (!!!) : Un petit besoin de dormir hier soir.. alors je vous rajoute le déroulement de la soirée au rythme de mon vendredi!

Dès mon entrée dans le hall, je n'ai cessé de redresser le torse et croiser leurs regards incrédules. On ne veut pas de moi ici mais je m'en balance. Une seule phrase dans ma tête: t'es belle, t'es fine, t'es intelligente, en boucle sur un ton de motivateur en version cassette. Le vieux partenaire avait des épées en guise de pupille mais mes bretelles spaghetti contournaient bien mes épaules haussées. De mon plus beau sourire je les saluai et m'enquêtai immédiatement de la santé de leurs trois shitzus à sa Dame, prenant soin de m'incliner sur ma droite, permettant à sa rancune de pénétrer mon décolletée démoniaque.

De mon rire volubile, je quittai cet homme au passé triste pour la dernière fois, pour toujours, en agrippant au vol flûte à champagne au sexy garçon de service. Incapable de me retenir, je laissai ma main gantée glisser long de sa courbe dorsale en lui chuchotant de m’indiquer l’heureux élu. Oui, bien sûr, tout au fond.. En une moue accompagnée d’un clin d’œil discret, je le remerciai en lui rendant la flûte dont j’ai goulûment avalé le nectar.

D’un pas décidé, d’une hanche aguichante, d’une ondulation décontracte, je me retrouvai dans son arrière-plan et posai, patientant avec mes pupilles chocolatées légèrement dilatées. Clic! Accroché, impossible d’ignorer mon parfum qui vient d’éveiller les papillons dans son bas-ventre, j’en suis certaine, je les sens aussi.


L’annonce au microphone me rappelle à la triste réalité. On y fait les présentations d’usages, les fausses bienvenues et les pas si dommages absences. J’attends la musique, le premier pas de deux, pour enfin le défiler aux copains ou m’enfin, c’est autres pingouins aux nœuds papillons orangés. Le tango s’ouvre à grands coups de canon, ses pas résonnent entre les manchots, et il agrippe ma nuque, rien de plus, rien de moins. L’attaque est directe et sans pitié mais c’est ainsi que je l’aime, mon homme, pour toujours ainsi dans ma mémoire. Il m’invite à fêter avec lui, ce soir, comme si c’était le dernier sur terre. J’accepte de mon enchaînement lascif, laissant mes bras s’enrouler autour de son cou, ma tête guidée à l’opposée. Nous sommes partis, en apnée sur le plancher, que le tango se fasse profond et langoureux.


10 commentaires:

Ouais Pis? a dit...

Pénétrer un décolleté, démoniaque qui plus est, ce doit être divin.

J-Julie a dit...

OPis? mmmm.. inspire moi la suite. Allons dans le divin alors, d'accord?

Anonyme a dit...

Tiens, j'ai un petit goût de miel, moi.

J-Julie a dit...

Miel Brem ?? Je devine que t'a animé la photographie dans ta petite tête, n'est-ce pas?

La contemporaine contemple a dit...

"Ouais pis"...hummm....le A ?

J-Julie a dit...

C.C. A comme dans Amour? :)) Je n'ai aucune idée, aucun indice de qui est Ouais Pis? Sauf qu'il passe sa journée à un km de la mienne, en plus d'emprunter presque le même parcours que moi matin et soir. Mystérieux n'est-ce pas?

La contemporaine contemple a dit...

Pas mystérieux, intéressant ! Pouahhhh

Anonyme a dit...

Merde quel texte !

Encore !

Anonyme a dit...

yummy text

L-P

J-Julie a dit...

Alors on danse Martin et LP? Quelques pas, évasion sur la terrasse au clair de lune et nectar pour la fin?