dimanche, novembre 19, 2006

Comme une saveur d'enfance


Dès que j'ai tiré la lourde porte, la seconde m'a transporté dans une autre ville, une autre quartier, celui de mon enfance. L'érable massif des secondes portes souhaitent la bienvenue à tous les visiteurs, sans exception, sans classification, sans raison. Mes talons ont résonnés sur le terrazo. Vous savez, cette mauvaise imitation de marbre qui vous garanties minimum quatre points de souture lors d'une rencontre précipitée avec votre arcarde sourcillière. Sur ma droite je reconnais la série de petit robinets surplombant un long lavabo. Sur ma gauche, derrière une porte de chêne brunâtre, épuisée par les années, se dessinent des milliers de lattes de bois francs des millions de fois piétinées. À mon tour d'y déposer ma trace, entre toutes ces lignes, les noires, les oranges, les bleues, pour chaque sports inventés, pour chaque jeu imaginés et de tomber. Et puis un scène, pour une pièce de théatre ou pour un discour de la directrice un vendredi pm.

Je suis tombée, time collapsed in my head, once again. Ça fait partie de ma trentaine en crise, ses retours dans mon enfance. On aurait juré mon école, les couloirs réorientés mais mon école, gelée dans le temps.

Et en levant les yeux au plafond, comme un bon dans le temps, la palestre ancestrale du collège, les poutres de bois, mon souffle qui s'est coupé lorsque j'y suis entrée pour la première fois. C'était pour ce cours tant redouter par la moi-ado-pas-très-bien-dans-sa-peau, celui nommé art dramatique. Les premiers cours furent horribles, pénibles malgré qu'on ait commencé par le muet. Ensuite j'ai dû lancer des phrases aux mots bien trop long pour mon souffle court du temps, des citations aux accents shakespériens remplies d'inversions innaprenables (ça ce dit ça?!?). Les mois et les années au collège ont passés, non sans emcombrement mais beacoup plus aisément après le conseil du professeure, Nicole: Souris, sinon tu veillis. Ok, j'avoue que ça aurait pu être beaucoup évocateur venant du professeur d'art dramatique mais j'ai quotidiennement plus souris et, aujourd'hui, on ne peut plus me le décrocher :) ou presque!

Bon, la pratique de basketball est terminée et c'est déjà l'entre chien et loup. Retour brusque à ma trentaine: “Mamaaann, on mange quoi pour souper? J'ai faim moi”.

13 commentaires:

J-Julie a dit...

Et j'ajoute ici, pour ne pas couper le rythme du billet que les gymanses d'une école bâtie en 1995 n'a plus ce cachet ni cette richesst d'équipement, comme les système d'escalade, de barres rétractables au mur, ni de tapis d'atterrissage énorme, ni de trampoline ou de cheval-sautoir. Il reste tout de même des professeurs super dynamique et des ballons!

Doparano a dit...

Moi je chante tous les vendredis soirs dans le gymnase de ma jeunesse et chaque fois que j'y met les pieds, j'Étouffe encore. Je détestais tellement être la grande mince qui savait pas jouer à rien .

Ouais Pis? a dit...

L'école, la petite ou la grande. Trop loin, dans l'espace et dans le temps. Trop pénible aussi. Pffuit, effacée.

J-Julie a dit...

Do, Et ça ne sent toujours pas meilleur aujourd'hui? Tu ne t'y sent toujours pas à l'aise?

Opis? Effacé.. T'es en crise (de trentaine, de quarantaine?) toi aussi? Pcq c'était ce que je croyais aussi..

Ouais Pis? a dit...

Encore en trentaine. Que diable sera la quarantaine?
Non, vraiment, hormis le sport, l'école ne fut pas une expérience mémorable.

J-Julie a dit...

"Que diable sera la quarantaine".. bien, simplement le démon du midi, lol!
Ok, elle était un peu facile. Je peux faier mieux.

Soccer ce mercredi encore?

Ouais Pis? a dit...

Pourquoi juste à midi le démon?
Le soccer avec les jambes, c'est le mardi. Avec la tête, trop souvent.

J-Julie a dit...

Seulement le midi pcq sinon il y a les enfants pour l'éteindre! Mardi han? Me reste juste à trouver où... mais il est où me lien pour le site web de l'ARSO..

Ouais Pis? a dit...

Le poisson s'approcherait-il trop près de la nasse?
Vite un coup de queue pour ce sortir de ce mauvais pas.

J-Julie a dit...

Si ça peut calmer le poisson, qu'il score encore.. la pécheresse a un cours à l'UQO le mardi soir - conflit d'horaire...

Ouais Pis? a dit...

Ainsi soit-il.
UQO, mardi soir, hum, voyons voir.

J-Julie a dit...

On pourrait covoiturer? Pour sauver la planète...

Doparano a dit...

Le sport et moi ne faisons pas bon ménage, même à l'époque nous ne faisions pas bon ménage.